MATIERES GRISES

 

textes de Michel Joiret

Photographies de Thomas Joiret et Romain Mallet

Opium Editions, 2012

 

Beau livre cartonné

23cm x 23cm

200 pages

ESCAUT ! SALUT

textes de Werner Lambersy

Photographies de Romain Mallet

Opium Editions, 2015

 

19 x 24 cm

200 pages

  • Jacques MERCIER - Bruxelles - Juillet 2012

    publication de l'écrivain journaliste dans le blog lire est un plaisir

    Tout est beau et poétique dans ce "beau-livre" !

    Jusqu’à l'idée même de réunir un père et son fils.

    "Matières grises" ce sont deux cents pages de photographies de la Mer du Nord, des poèmes courts qui correspondent si bien !

    Le poète est Michel Joiret, qui avoue devoir beaucoup à la "mère-mer" :

     

    "Si les Hommes du Nord se taisent plus souvent que leurs voisins du Sud, c'est peut-être que la mer leur a coupé la parole et que les mots du quotidien pèsent plus lourdement leur poids de sel", écrit-il dans une des préfaces.

     

    Les photos ont été faites (comme un artiste) par le fils de Michel, Thomas Joiret et par Romain Mallet.

     

    Werner Lambersy, dans un autre texte d'introduction explique : "... il est temps de dire combien Michel et Thomas Joiret ont, dans cette (ré) partition à deux entre poèmes et photos, entre échos croisés du dedans et du dehors l'un vers l'autre, pris le risque et gagné le pari de faire entendre, voir et découvrir ce que chacun croyait connaître et savoir de soi, et des paysages en soi, souvent si familiers, que d'habitude notre confort et la peur de le perdre nous les font parcourir aveugles, sourds et muets».

     

    Dès les premières pages, la magie opère. Les mots et les paysages se répondent. Nous sommes en effet plongés dans des profondeurs insoupçonnées. Des textes concis, gorgés d'émotion et de réflexion, de sensibilité et de sens.

     

    Les plus courts ne sont pas les moins "évidents" : "Lacéré de mer comme / Fouetté / De mon eau de naissance."

     

    Mais comme est forte aussi cette image qui nous ressemble tous à un moment de notre propre vie, et c'est là le miracle de l'oeuvre poétique :

     

    "Sur la table grasse du sable un enfant triste assemble / Les pièces du ciel et celles de la mer // L'ouvrage sans cesse recommencé finit par effacer les figures // Les toutes dernières diluent la table grasse et l'enfant triste / N'a rien pu retenir."

     

    Ajoutons que c'est le premier livre de la maison d'édition Opium.

     

  • LIBRAIRIE CANDIDE - Bruxelles -  Juillet 2012

    site internet de la librairie Candide, à Bruxelles

     

    La librairie Candide a le plaisir de vous présenter le premier ouvrage d'Opium Editions : "Matières Grises".

    D'après les auteurs ce livre explore le territoire situé "sur une bande de terre de soixante kilomètres de côte, en ruban entre la France et les Pays Bas. En Belgique, on l'appelle 'la Mer' comme s'il n'existait qu'elle".

     

    "Matière Grises" vous propose un regard poétique du littoral à travers un travail croisé de photographies et textes.

     

    Sublime !

     

    Disponible chez nous!

  • Joseph BODSON - Bruxelles - Juillet 2012

    publication sur le site de l'Association des Ecrivains Belges de Langue Française

    Un livre à marquer d’une pierre blanche.

    Mais non, grise, bien sûr. Un galet. Ou bien d’une pierre bleue.

    Bleu de mer, comme la mer, parfois, avec un grand espace de ciel.

    On a besoin à la fois de grands espaces et d’endroits réservés, bien à nous. Surtout, ne pas être trop gêné aux entournures.

    Le limité et l’illimité.

    Mais oui, vous y êtes : le temps, le vent, la vie.

     

    Juste avant la

    Paresse

    Comme un désordre de pas

    Indécis

    Le temps de placer le regard

    À la hauteur des eaux

     

    Le temps de cadrer, de doser : juste ce qu’il faut de blanc, ce qu’il faut de gris. Allegro ma non troppo. La mer, image de nous et de bien des choses, de bien des matières, de bien des manières. Les dunes, les immeubles, les cabines. Les promeneurs, les enfants, leurs jeux, surtout. Bien plus sérieux que les nôtres. Et tout cela, autour d’elle, comme des matières à construire. Comme, précisément, l’enfant a, autour de lui, son jeu de construction. Attention ! L’objectif a un peu bougé. Elle nous construit, elle nous façonne.

    Mais nous pensons trop. Arrêtons-nous pour rêver, pour respirer. Vaguer n’est pas vaquer. À chacun son rythme.

     

    C’est nous. C’est la mer.

    Selon moi

    Selon eux

    C’est selon

    Ce long chemin d’écriture.

  • Nadine MONFILS - Paris - Mars 2013

    lettre de l'écrivain à Opium

    (...)

     

    Il y a une vraie harmonie entre la beauté des mots et celle de ces petits pas perdus dans le sucre des plages où se perdent nos rêves d’enfance. Quand on tourne les pages de ce livre, on entend le murmure des vagues, le frôlement d’ailes des mouettes et tous ces petits bruits du grand silence qui nous habite quand on se perd au bout de nous-mêmes.

     

    (...)

  • JUIN 2016: ARTICLE DE JUDY QUINN(QUEBEC)

     

    Opium Editions salue chaleureusement le magazine littéraire québecois NUIT BLANCHE pour cet article consacré à Escaut ! Salut

  • 4 MAI 2016

     

    Escaut ! Salut a suscité la curiosité de Luc Beyer De Ryke dans une page consacrée à Anvers.

    Opium remercie l'auteur pour cet hommage particulièrement exhaustif.

  • 19 AVRIL 2016 : L'AVENIR - LE COURRIER DE L'ESCAUT

     

    Très bel article de Françoise LIson-Leroy au sujet de l'exposition de photographies à la bibliothèque de Tournai

  • 12 MARS 2016 : ARTICLE LU CIE & CO

     

    Article paru à l'occasion de la remise des prix de l'Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique

  • 12 MARS 2016 : ARTICLE DANS LE JOURNAL LE SOIR

     

    Article suite à la remise du prix Auguste Michot à Werner Lambersy pour Escaut ! Salut

  • 12 MARS 2016 : ARGUMENTAIRE DU JURY DE L'ARLLFB POUR LA REMISE DU PRIX AUGUSTE MICHOT

     

    Lecture de Jean-Jacques De Decker

  • 10 MARS 2016 : COMMUNICATION SUR LE BLOG DE ONS ERFDEEL - REVUE SEPTENTRION

     

  • 23 FEVRIER 2016 : L'AVENIR - LE COURRIER DE L'ESCAUT

     

    Très bel article de Françoise Lison-Leroy pour l'actualité tournaisienne.

  • 30 JANVIER 2016 : Le Soir « les livres »

     

    Trois étoiles dans la sélection "livres" du journal LE SOIR.

    "Par-delà la frontière", J-C. V. Escaut ! Salut Schelde ! Gegroet (…) Werner Lambersy, poète né à Anvers, vivant à Paris, écrivant en français a vu sa « suite zwanzique et folkloresque » Escaut ! Salut traduite en néerlandais et publiée dans les deux langues. Lambersy suit l’Escaut, d’Antoing à Anvers, et raconte le fleuve, les villes, les gens. C’est apparemment simple, c’est beau et fort. La Belgique est un grand entonnoir Et partout où il pleut C’est un peu la Belgique J-C. V.
  • JANVIER 2016 : Michel Joiret, in Le Non-Dit, janvier 2016

     

    Michel Joiret nous fait cadeau de ce bel article dans la revue trimestrielle "le Non-Dit" qu'il anime depuis 25 ans.

    Escaut ! Salut

     

    Quand Werner Lambersy tutoie Émile Verhaeren…

     

     

    Un voyage compagnon au bord de l’Escaut, mais aussi à travers la topographie et le passé du fleuve ! Un parcours magistral, d’une intensité rare et un chemin de très haute lisibilité, transcription exacte d’un flux continu. Le fleuve et rien d’autre, sinon le nord et plus précisément ce qui passe à travers les mailles d’un filet poissonneux de mots, d’images, de figures à couper le souffle…

     

    Escaut ! Salut est le point topique de cet itinéraire fabuleux qui constitue en soi une ouverture au monde et un attachement aux souches. Depuis son adolescence, le poète anversois prend ses bottes de sept lieues pour parcourir l’univers, des Indes à la Corée, d’Israël à la Chine. Dans tous les lieux « visités », il se soustrait aux images convenues pour alimenter sa réflexion poétique. Mais la Belgique dans tout ceci – nous parlons du versant nord –, quelle place lui assigne-t-il dans ce « fond de l’œil » habité par les peintres flamands ? La première sans doute, si on veut bien se souvenir que « l’histoire de la poésie belge est celle d’un peintre qui se mettrait à écrire »… Un peintre ? Ou un arpenteur de chemins plats et sinueux qui résiste aux humeurs de l’eau :

     

    La Belgique est un

    grand entonnoir

     

    et partout où il pleut

    c’est un peu la

    Belgique

     

    Voilà pour la manière ! Forte et rugueuse comme celle des gueux de mer qui résistent… mais à quoi, à qui ? À l’orgueil des cités riveraines, à la perte d’identité, à l’injustice de l’occupant qui a jadis forcé la porte des cités :

     

    ils vont vaquent aux affaires

    ne voient plus sous

    leur ventre

     

    la verge du beffroi

    et des tours qui dardent ! Ils

    n’embrasseront plus

     

    l’ombre que la beauté jette au

    pied de la ville

     

    Lambersy, compagnon d’Uylenspiegel, tous deux cousins d’une même obsession libertaire ! L’un et l’autre dans une même matrice… Et jusqu’aux cendres de Claes (père du jeune Tyl), qui continuent de marquer le temps sur les carnets du poète. Escaut ! Salut… Et au bord du fleuve filent les paysages surpris par l’œil exercé du promeneur, s’esquisse avec une précision de diamantaire le tableau qui accorde à son créateur la maîtrise des villes et des saisons :

     

    Les mouettes

    s’entêtent à prendre

    les vélos du vent

     

    pour faire grincer

    les girouettes

    et fumer

     

    la vieille bouffarde

    des maisons

    à pignon

     

    Le contrepoint lexical est parfait et il le doit sans doute à l’exactitude du trait qui s’impose au nœud même de tous les sens en éveil :

     

    Le fleuve

    tricote la longue

    écharpe tranquille que

     

    portent au cou

    les cygnes qui vont du

    parc aux écluses

     

    Et cependant, en authentique nomade, Lambersy  répugne visiblement à sédentariser le moindre de ses vers. N’est-il pas né pour le voyage ? On ne marie pas la poésie à un territoire, fût-il premier ; on la fiance à des saveurs, des odeurs, des accents surpris çà et là pour s’accorder un moment à la couleur des mots :

     

    et Léonard Nolens[1]

    poète vrai comme l’épingle à chapeau

    ou le roulement à billes

     

    qui a écrit :  je suis né en Belgique mais

    la Belgique n’est jamais née en moi

     

    Un tel poète, sorte de Kwiebe Kwiebus saisi dans le Voyage autour de ma Flandre[2], résiste aux appels citoyens, même si ses pas marchent dans les pas fidélisés d’Émile Verhaeren. Quant à Romain Mallet, le partenaire photographe, il a tout perçu de l’Escaut et du parcours scladien, qui lui inspirent des pages d’une étrange beauté. Qu’ajouter à la vérité d’une figure souveraine sinon celle d’un cliché souverain, qui suscite le questionnement, qui fige l’insaisissable tableau du temps, qui crayonne le fleuve en saisissant ses traces de vie ? Mais il n’en est rien, Romain Mallet, le citadin, se laisse inspirer par la découverte du nord, exactement comme l’Escaut se fait porter par les friselis du vent ou la lueur indécise des jours.  Maître des blancs, des gris et des noirs, maître aussi de la solitude qui obstrue le présent, le photographe apparaît à son tour comme un « bâtisseur » d’images. Son imaginaire et celui de Lambersy se sont abreuvés à la même eau, celle qui produit et reproduit des pages sédimentaires avec la même patience... Un double regard circulaire autour d’une mouvante réalité…

     

    Quant à Verhaeren, dissous mais si présent le long des berges, il n’en finit pas de clamer silencieusement sa fraternelle empathie pour le fleuve :

     

    Le jour que m'abattra le sort,

    C'est dans ton sol, c'est sur tes bords,

    Qu'on cachera mon corps,

    Pour te sentir, même à travers la mort, encor !

     

    Michel JOIRET

     

     

    1 Leonard Nolens est un poète et diariste belge d'expression néerlandaise. Il est considéré comme l'un des plus importants poètes vivants de Flandre.

     

    [2] Voyage autour de ma Flandre, Michel de Ghelderode. L’auteur y parle des pérégrinations de Kwiebe Kwiebus, le « philosophe des dunes ».

     

     

     

    Coffret composé de deux livres (éd. Opium, Paris, 2015) :

    Escaut ! Salut, Suite zwanzique et folkloresque, textes de Werner Lambersy, traduction néerlandaise de Guy Commerman.

    Escaut ! Salut, photographies de Romain Mallet, textes de Werner Lambersy.

     

     

  • NOVEMBRE 2015 : Jean-Claude Bologne, in lectures 2015

     

    Lecture critique de Jean-Claude Bologne.

    JC Bologne, in lectures 2015

    Werner Lambersy, Escaut ! Salut, Opium éditions, 2015.

     

    Il est des fleuves au destin singulier, parce qu'ils traversent tant de pays qu'ils deviennent le symbole de l'union entre les peuples. Tels sont le Rhin ou le Danube.

    Il est des fleuves au destin national, qui ont fini par s'identifier à un pays ou à une ville. Tels sont le Tibre ou la Seine.

    Il est des fleuves grands comme une culture, tel le Mississipi, grands comme un symbole, telle l'Amazone, grands comme une religion, tels le Gange ou le Nil.

    Et il y a l'Escaut.

    S'il traverse trois pays, il s'identifie surtout à la Belgique. S'il relie des nations, ce sont les frères ennemis puisqu'il passe par la Wallonie et la Flandre. S'il véhicule une culture, un symbole, une religion, c'est le vaste brassage typiquement belge entre l'esprit goliard, gaillard, gouailleur — zwanzique, dirait Werner Lambersy — et la spiritualité dentellière, la mystique décisive, les chevauchées wagnériennes. Titus Bibulus Schnouffius y partage une bière mousseuse avec Wannes Van de Velde dans le verre du soleil. Et tout cela,

     

     "Tellement plat partout

    Qu'on dirait l'horizon"

     

    Le poète a décidé d'en suivre les méandres et les lignes droites, depuis la jeune fille a peine pubère que forme le fleuve à Antoing jusqu'à la matrone épanouie digne des Flamandes de Jacques Brel lorsqu'il quitte Anvers. L'Escaut est femme sous sa plume, éminemment désirable, séduisant et capricieux. L'Escaut est homme sous sa plume, à la verge bondissante. La pensée à le suivre s'étend aux quatre horizons et vagabonde comme un méandre d'une course cycliste aux couvents d'Audenarde puis aux révoltes de Tyl Uelenspiegel !

    Itinéraire personnel, culturel, amoureux, qui se fixe comme étapes, entre Antoing et Anvers, Tournai, Audenarde, Gand, Wetteren, Termonde.

     

    La poésie de Werner Lambersy, ce sont d'abord des images qui se touchent, s'écoutent, se regardent. On caresse "les hanches chaudes des cheminées" ou "les fesses lisses en moules de Zélande", on écoute les cloches qui jouent à pigeon vole avec les carillons à saute-mouton, et les mots nous pénètrent au plus intime quand le poète est "vrai comme l'épingle à chapeau". Mais c'est aussi un jeu sur les mots, il devise et divise, suit la ligne du fleuve comme le prince de Ligne... Les sons même lui parlent et résument le détonant mélange des peuples, lorsqu'il évoque Tournai "aux voyelles de France aux consonnes de Flandre". Les sons et les images conjuguent leurs effets dans des formules d'une hardiesse frappante, dans "la partie d'échecs du chaume et des friches en plains champs"...

     

    Mais ce recueil, sous-titré "suite zwanzique et folkloresque", nous adresse aussi des clins d'œil complices, discrets, pour parler des femmes adultères "ou si peu", ou de l'homme qui courait devant les trains en sonnant une cloche pour écarter "les vaches les chiens et les passantes curieuses".

     

    Je ne connais guère le cours de l'Escaut, pardon, Werner, et ne lis pas assez le flamand pour apprécier à sa juste valeur la traduction de Guy Commerman, puisque la version est bilingue. Mais ton Escaut court jusqu'à Paris, puisque

     

    "partout ou il pleut

    C'est un peu la

    Belgique"

     

     

  • 30 OCTOBRE 2015 : OUEST FRANCE

     

    Article enthousiaste de Philippe Simon.

    Ouest France - parution 30 Octobre 2015

  • 16 OCTOBRE 2015 : COUP DE COEUR DU CARNET ET LES INSTANTS

     

    Superbe article de Frédéric Saenen, journaliste à "Le carnet et les instants"

    Opium Editions salue chaleureusement ce très bel hommage.

  • 29 SEPTEMBRE 2015 : ARTICLE DE JACQUES MERCIER

     

    Superbe article paru sur le blog "lire est un plaisir"

    Opium Editions salue chaleureusement la fidélité de Jacques Mercier.

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